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Archives de Tag: R&B

Alors voilà, on pensait finir l’année peinard, un petit bilan financier et puis s’en va… Et voilà que The Weeknd refuse de nous lâcher la grappe et publie en cette toute fin d’année une troisième mixtape de ouf, baptisée Echoes of Silence, toujours à base de R&B lascif, de cochonneries en dessous de la ceinture et de substances prohibées. Et comme d’hab, les trois de Toronto l’ont mise en ligne gratuitement sur leur site.

On rappelle juste pour les fainéants qui ne voudront pas chercher dans l’historique des articles que The Weeknd (à prononcer et comprendre comme the weakened, soit les affaiblis), c’est une voix en plaqué or, Abel Tesfaye (né en 1990), associée à la patte de velours de deux producteurs, Doc McKinney et Illangelo. 

En apéro de l’indispensable opération téléchargement de l’album, deux extraits des neuf titres du magnifique Echoes of Silence : dont le monumental Montreal et sa citation du Laisse tomber les filles de France Gall.

Tout ça est à télécharger librement et sans crainte d’Hadopi sur le site de The Weeknd. Les réfractaires au téléchargment peuvent aussi l’écouter via leur Soundcloud.

Et pas besoin d’être Paco Rabanne pour prédire que 2012 sera forcément l’année de nos lascars. Ceux qui prendront le train en marche n’auront plus de place pour le festin au wagon restaurant.

 

 

Pas plus tard qu’en juillet dernier, je vantais les mérites de The Weeknd et de son R&B gorgé de sexe et de substances prohibées. Les trois de Toronto ont profité des vacances de ce blog (de retour aujourd’hui, pimpant, bronzé et relooké express) pour publier le successeur de leur mirifique mixtape House of Balloons parue en début d’année, avec l’encore plus sublime Thursday qu’ils viennent juste de mettre en ligne gratuitement sur leur site.

On rappelle juste pour les fainéants qui ne voudront pas chercher dans l’historique des articles que The Weeknd (à prononcer et comprendre comme the weakened, soit les affaiblis), c’est une voix en plaqué or, Abel Tesfaye (né en 1990), associée à la patte de deux producteurs, Doc McKinney et Illangelo. En apéro de l’indispensable opération téléchargement de l’album, deux extraits des neuf titres prodigieux de Thursday qui ne vont pas arranger les affaires de la canicule. Du miel, des abeilles, et surtout, les piqûres qui vont avec. Thursday et sa soul languide et hautement inflammable sont à télécharger librement et sans crainte d’Hadopi sur le site de The Weeknd. Les réfractaires au téléchargment peuvent aussi l’écouter sur leur Soundcloud

Comme disait Bernard Hinault ou un autre philosophe du XXe siècle : on ne va pas se mettre à réinventer la roue. Je vais cette fois écrire sur un coup de coeur dont j’ai déjà juste parlé. En avril dernier, je remerciais Didier Varrod de me permettre de passer du R&B dans feu sa magnifique émission de France Inter, Electron Libre. Pas question pour autant de trahir la confiance du patron : il s’agissait bien là de présenter les nouvelles directions prises par les musiques électroniques. Trois mois après, l’écoute de The Weeknd me renforce dans mon amour de ce groupe et conforte mon enthousiasme partagé sur nos ondes nationales. Au-delà du R&B, c’est aussi du sexe et de la drogue dans presque chaque ligne de basse, chaque ligne de baise dont il s’agit tout au long des neuf titres du mirifique album House of Balloons mis gratuitement en ligne sur son site par ce trio de Toronto en début d’année.

The Weeknd (à prononcer et comprendre comme the weakened, soit les affaiblis), c’est un chanteur, Abel Tesfaye (né en… 1990), et deux producteurs Doc McKinney et Illangelo. Plus proche de la vague chillhouse des Toro Y Moi, Memoryhouse et autres JJ que de Timbaland, The Weeknd s’appuie sur les codes de l’électronique maison à base d’electronica et de samples, pour servir une voix en or, suave comme un Craig David des grands jours. Si ce n’est que cette voix de velours parle sexe, dépravation et drogues, dans une atmosphère minimale et mélancolique. Quand The-Dream s’épanche sur ses conquêtes sexuelles, The Weeknd évoque le malaise de la société moderne sur le mode de l’introspection et de la déviance. Sur High for This, le chanteur propose de drôles de jeux sexuels à une fille. Sur Wicked Game, il étale toute la perte de confiance dans sa vie amoureuse.

Le titre Glass Table Girls qui reprend sur toute sa moitié un sample du Happy House des punks goths anglais de Siouxsie & the Banshees ne parle que de cocaïne… On pense à Salem qui aurait fait du R&B plutôt que du hip-hop gothique, on pense à un R Kelly enfermé dans sa camisole. On pense surtout qu’une fois de plus l’électronique a sauvé un genre musical de sa déprime, de sa mort annoncée.

L’album est à télécharger librement et sans menottes sur le site de The Weeknd

Les opposants au disque dur peuvent l’écouter sur leur Soundcloud

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