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Alors voilà, on pensait finir l’année peinard, un petit bilan financier et puis s’en va… Et voilà que The Weeknd refuse de nous lâcher la grappe et publie en cette toute fin d’année une troisième mixtape de ouf, baptisée Echoes of Silence, toujours à base de R&B lascif, de cochonneries en dessous de la ceinture et de substances prohibées. Et comme d’hab, les trois de Toronto l’ont mise en ligne gratuitement sur leur site.

On rappelle juste pour les fainéants qui ne voudront pas chercher dans l’historique des articles que The Weeknd (à prononcer et comprendre comme the weakened, soit les affaiblis), c’est une voix en plaqué or, Abel Tesfaye (né en 1990), associée à la patte de velours de deux producteurs, Doc McKinney et Illangelo. 

En apéro de l’indispensable opération téléchargement de l’album, deux extraits des neuf titres du magnifique Echoes of Silence : dont le monumental Montreal et sa citation du Laisse tomber les filles de France Gall.

Tout ça est à télécharger librement et sans crainte d’Hadopi sur le site de The Weeknd. Les réfractaires au téléchargment peuvent aussi l’écouter via leur Soundcloud.

Et pas besoin d’être Paco Rabanne pour prédire que 2012 sera forcément l’année de nos lascars. Ceux qui prendront le train en marche n’auront plus de place pour le festin au wagon restaurant.

Heureusement qu’il reste les Nordiques pour adoucir nos mœurs. Le monde part en sucette mais eux continuent de nous émerveiller par les couettes musicales qu’ils s’évertuent à nous exporter. Ainsi Korallreven, projet parallèle de Daniel Tjäder, clavier des mélancoliques indie rockers de The Radio Dept., qui se révèle leur équivalent synthétique en matière de délicatesse. Rejoignant ainsi The Tough Alliance, jj, ceo ou Air France dans ce délicat bataillon de doux rêveurs suédois.


Accueillis par le label indépendant canadien Acephale, les deux proposent une electro pop macrobiotique inoffensive mais carrément charmante. Naïve diront certains sans que cela ait une connotation péjorative. Premier bon point histoire de rassurer les gens sérieux, leur album intelligemment intitulé An Album by Korallreven regorge de tubes, The Truest Faith en tête de liste. Ou Honey Mine et As Young As Yesterday pas loin derrière, tous deux chantés par Victoria Bergsman, sirène qui nous a maintes fois charmés avec ses Concretes et son projet Taken By Trees.

Le plus intéressant chez le duo, une qualité que partagent chez bon nombre de ses contemporains de la scène suédoise, demeure son aptitude à intégrer tous les ingrédients de la pop actuelle et passée, qu’ils surnagent de l’underground ou transpirent du R’n’B, du rap sudiste ou de la house baléarique, comme en témoigne cette mixtape à écouter en stream ou à télécharger gratuitement, qui embarque dans la Calpyso du commandant Cousteau prise par les glaces le fantôme du Velvet aux côtés d’une Britney relookée et d’une Ciara méconnaissable. Le monde occidental qui craque sous la douce mélancolie du viking tandis que la neige tombe sur Ibiza, heureusement que nous avons tenu jusqu’en 2011 pour vivre ça.


1. Korallreven Fall Asleep / Keep Your Eyes Shut
2. Ciara Deuces (Korallreven Version)
3. Britney Spears Till The World Ends (Korallreven Version)
4. Korallreven Ah Ah
5. Music of Samoa Ua Ao Popo Ua O Le Aso Ula (Korallreven Version)
6. The Velvet Underground Pale Blue Eyes (Korallreven Version)
7. This Is Head 0007 (A Remix By Korallreven)
8. Oni Ayhun OAR003-B (Korallreven Version)

Ils se sont mis à deux et ont trouvé la solution. A quoi ? Pas à la crise mondiale, non. Juste la solution pour étirer le dubstep sur une cinquantaine de minutes sans donner une crise de syncope à nos pauvres oreilles déjà bien malmenées. Eux, c’est Travis Stewart (Machinedrum) et Praveen Sharma (Braille, Praveen & Benoît), deux producteurs techno de Brooklyn réunis au sein du duo Sepalcure, déjà auteur de maxis généreux sur le label londonien Hotflush (Mount Kimbie…).

A défaut de résoudre la crise mondiale donc, ils prouvent que des négociations transatlantiques peuvent au moins aider à faire avancer un genre comme au bon vieux temps du rock’n’roll. En l’occurrence leur dubstep est un mélange de UK bass, de vocaux cheesy house, de dub futuriste et de roideur technoïde comme on la martelait sur les chaines de fabrication de Detroit. Tout a commencé l’an dernier avec un premier single prometteur tombé comme une Fleur.


Paradoxalement, les deux ont élevé le rythme sur leur premier album qui se révèle aussi brilliant que varié. D’ailleurs la DJette anglaise Mary Ann Hobbs les supporte comme un seul homme






Tout ça sonne comme un Burial courant à poil sur la plage pour se faire soigner ses coups de soleil : émouvant, chaleureux, varié, imaginatif. Reste juste à m’expliquer l’origine de ce nom étrange qui a au moins le mérite de se googliser de façon exemplaire. Ces deux gars ont vraiment tout compris à notre époque.

A télécharger gratos l’inédit I’m Alright, face B du single Pencil Pimp : I’M ALRIGHT

Je ne t’envie pas, toi, petit homme qui ne connait pas Legowelt. Cela signifie que tu es passé à côté d’une légende de la techno mondiale. Si tu connais Juan Atkins, Kevin Saunderson, c’est très bien. Tu tiédis mais tu es encore bien loin de brûler. Premier indice, Legowelt ne vient pas de Las Vegas. Il ne poserait pas ainsi dans sa propre ville. Il faut être touriste pour oser ça.

Legowelt vient du pays des moulins (mais non, pas la Grèce, ne fais pas exprès non plus) et des tulipes, des coffee shops et de Heineken, de I-F et de Johan Neeskens. Un bien beau pays donc. C’est de là que Legowelt, Danny Wolfers de son vrai nom, s’est forgé une carrière tiraillée entre Detroit et Chicago, Underground Resistance et house groovy. Quelques classiques ?

Le binoclard producteur hollandais offre son petit dernier, The Teac Life, en téléchargement libre sur son propre site au look formidablement inchangé depuis une bonne dizaine d’années. Mais attention, libre ne veut pas forcément dire gratuit et Wolfers suggère ainsi une donation à vot’ bon cœur par Paypal si tu as aimé son travail, pour qu’il puisse changer ses synthés en bout de course. Travail qu’il définit de ses propres mots que je préfère reprendre afin de ne pas les déformer par une traduction hasardeuse : « Raw as fuck autistic Star Trek 1987- Misty Forests- X-FILES,- DETROIT unicorn futurism made on cheap ass digital & analog crap synthesizers recorded in a ragtag bedroom studio on a TEAC VHX cassettedeck in DOLBY C with an  unintelligible yet soulfull vivacity. » Petit homme, tu viens de lire tout ça et c’est tout à ton honneur. Tu viens de grandir. Tu peux même t’envoler. Comme le Hollandais volant.

Une visite sur le site de Legowelt s’impose et ça se passe là : www.legowelt.com

Téléchargement de The Teac Life

 

 

Pas plus tard qu’en juillet dernier, je vantais les mérites de The Weeknd et de son R&B gorgé de sexe et de substances prohibées. Les trois de Toronto ont profité des vacances de ce blog (de retour aujourd’hui, pimpant, bronzé et relooké express) pour publier le successeur de leur mirifique mixtape House of Balloons parue en début d’année, avec l’encore plus sublime Thursday qu’ils viennent juste de mettre en ligne gratuitement sur leur site.

On rappelle juste pour les fainéants qui ne voudront pas chercher dans l’historique des articles que The Weeknd (à prononcer et comprendre comme the weakened, soit les affaiblis), c’est une voix en plaqué or, Abel Tesfaye (né en 1990), associée à la patte de deux producteurs, Doc McKinney et Illangelo. En apéro de l’indispensable opération téléchargement de l’album, deux extraits des neuf titres prodigieux de Thursday qui ne vont pas arranger les affaires de la canicule. Du miel, des abeilles, et surtout, les piqûres qui vont avec. Thursday et sa soul languide et hautement inflammable sont à télécharger librement et sans crainte d’Hadopi sur le site de The Weeknd. Les réfractaires au téléchargment peuvent aussi l’écouter sur leur Soundcloud

Comme disait Bernard Hinault ou un autre philosophe du XXe siècle : on ne va pas se mettre à réinventer la roue. Je vais cette fois écrire sur un coup de coeur dont j’ai déjà juste parlé. En avril dernier, je remerciais Didier Varrod de me permettre de passer du R&B dans feu sa magnifique émission de France Inter, Electron Libre. Pas question pour autant de trahir la confiance du patron : il s’agissait bien là de présenter les nouvelles directions prises par les musiques électroniques. Trois mois après, l’écoute de The Weeknd me renforce dans mon amour de ce groupe et conforte mon enthousiasme partagé sur nos ondes nationales. Au-delà du R&B, c’est aussi du sexe et de la drogue dans presque chaque ligne de basse, chaque ligne de baise dont il s’agit tout au long des neuf titres du mirifique album House of Balloons mis gratuitement en ligne sur son site par ce trio de Toronto en début d’année.

The Weeknd (à prononcer et comprendre comme the weakened, soit les affaiblis), c’est un chanteur, Abel Tesfaye (né en… 1990), et deux producteurs Doc McKinney et Illangelo. Plus proche de la vague chillhouse des Toro Y Moi, Memoryhouse et autres JJ que de Timbaland, The Weeknd s’appuie sur les codes de l’électronique maison à base d’electronica et de samples, pour servir une voix en or, suave comme un Craig David des grands jours. Si ce n’est que cette voix de velours parle sexe, dépravation et drogues, dans une atmosphère minimale et mélancolique. Quand The-Dream s’épanche sur ses conquêtes sexuelles, The Weeknd évoque le malaise de la société moderne sur le mode de l’introspection et de la déviance. Sur High for This, le chanteur propose de drôles de jeux sexuels à une fille. Sur Wicked Game, il étale toute la perte de confiance dans sa vie amoureuse.

Le titre Glass Table Girls qui reprend sur toute sa moitié un sample du Happy House des punks goths anglais de Siouxsie & the Banshees ne parle que de cocaïne… On pense à Salem qui aurait fait du R&B plutôt que du hip-hop gothique, on pense à un R Kelly enfermé dans sa camisole. On pense surtout qu’une fois de plus l’électronique a sauvé un genre musical de sa déprime, de sa mort annoncée.

L’album est à télécharger librement et sans menottes sur le site de The Weeknd

Les opposants au disque dur peuvent l’écouter sur leur Soundcloud

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