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Archives de Tag: DFA

Bon là ça va commencer à ressembler à une blague. La semaine dernière je m’excite sur les 2 Bears en me disant que l’affaire est pliée, qu’on n’entendra plus parler de Hot Chip jusqu’à la sortie de leur cinquième album. Patatras… Voilà que déboule New Build. New Build ? Ben il fallait s’y attendre. Que vouliez-vous qu’il arrive pendant que Joe Goddard et Alex Taylor multipliaient les projets ? Les autres s’y sont mis aussi….

Profitant de leurs accointances avec le label DFA (LCD Soundsystem, James Murphy, The Juan McLean, The Rapture et compagnie) qui publie Hot Chip aux Etats-Unis, les deux patates Felix Martin et Al Doyle se sont acoquinées à Tom Hopkins, ingénieur du son de la maison new-yorkaise. Neo disco pop funk synthétique : ça fait déjà beaucoup et j’en dis pas plus. Le groupe a publié à l’automne son premier single, Misery Loves Company. Suite au prochain épisode avec l’album. Rien qu’avec ces insatiables chips, sûr qu’on ne va pas s’ennuyer en 2012.

Sampler 5 titres de l’album Yesterday Was Lived And Lost à paraitre début mars.

Désolé, je vais encore vous bassiner avec le label new-yorkais DFA (LCD Soundsystem, The Juan McMachin bla bla bla), mais au final c’est juste qu’il doit représenter et synthétiser tout ce que j’aime. Tout ce que j’ai aimé, et peut-être tout ce que j’aimerai durant toute dans ma vie, allez savoir. Comme le son d’Andrew Weatherall d’un peu toutes les époques, ou celui aussi des défunts labels anglais Output et DC Recordings. Un mélange d’électronique où on peut danser sans se compromettre, avec une touche de new-wave qui vous permet de rester bavard au bar face des jeunes à qui il faut expliquer les origines du monde, et surtout, des basses surhumaines et donc infiniment humaines, juste assez pour garder foi en l’humanité.

Ce deuxième maxi des Invisible Conga People, un duo new-yorkais dont on avait adoré le premier paru chez Italians Do It Better, on dirait du Depeche Mode qui répèterait écrabouillé sous l’atterrissage d’un Tupolev, avec un Dave Gahan obligé de chanter en soulevant de la fonte par 40° sous le cagnard. Arrêtons de fantasmer, c’est juste un chanteur invité par le duo, répondant au nom de Willow Gibbons.

In A Hole (oui mais dans quel trou ?), c’est un single indécent qui vous balance des maracas à 4 minutes pour ne pas crever idiot dans votre lit en pensant que vous n’êtes pas fait pour danser. In A Hole est un tube pour les clubbers morts de faim à 6 h du matin qui ne veulent toujours pas rentrer chez eux. In A Hole est un morceau en vente libre à destination de tous ceux qui croient encore au bonheur. In A Hole, c’est un morceau qui ne devrait jamais avoir de fin.

BONUS : la face B, Can’t Feel My Knees.

C’est une rondelle toute bête qui a attiré mon attention. Au cœur du vinyle, la typographie immédiatemment reconnaissable du label new-yorkais DFA, gage de haute tenue musicale depuis que le XXIe siècle a décidé de nous donner un coup de vieux.

Le nouveau maxi du duo Benoit & Sergio (à ne pas confondre avec le merveilleux Ramon & Pedro d’Eric Morena, le Luis Mariano ch’ti) paraît comme le précédent, Boy Trouble, sur le fameux label de James Murphy et Tim Goldsworthy et ferait presque oublier que le groupe du premier, LCD Soundsystem, a jeté l’éponge après une trop courte mais riche carrière. La tristesse serait de mise si l’aventure n’avait servi à rien. Mais face à la réussite sur disque (mais aussi sur scène en ce qui concerne Matthew Dear, producteur électro devenu bébête de scène) et au bonheur que procure ce maxi deux titres, Principles / Everybody , force est de constater que le groupe n’a pas prêché l’amour de la techno, de la new-wave et du funk robotique dans le désert.

Après un single sur le label du trop méconnu Bruno Pronsato (What I’ve Lost) puis les mythique Midnight People et Let Me Count The Ways chez Ghostly International, (label de Detroit et maison de… Matthew Dear, comme on se retrouve), le duo qui évolue entre Washington et Berlin publie ce maxi bien dans l’air de 2011. A la fois chanté, dansant, sexy, drôle et varié, il parlera autant aux fans des Talking Heads qu’au clubber en mal de BPM. Benoit & Sergio racontent des histoires sur de véritables bêtes de concours sur dancefloor et c’est sans doute ce qui séduit le plus chez eux. Sans parler d’un humour plutôt bienvenu rien qu’à en juger par le titre de leur Where The Freaks Have No Name paru sur Visionquest. Un peu d’humanité et de rigolade dans ce monde de beats, qui s’en plaindra ?

BONUS : Mix impeccable pour le toujours pertinent magazine XLR8R


Hallelujah ils sont de retour. Non, pas les Bee Gees de How Deep Is Your Love. Même si on retrouve avec bonheur notre fièvre du samedi soir, notre fièvre du samedi noir du début de XXIe siècle. Gorgé d’un piano house à tomber et propulsé par un beat survitaminé, How Deep Is Your Love? est le nouveau single de The Rapture, ces New-Yorkais bonnards qui avaient mis le feu aux poudres de l’electro, du punk et  du disco en cette année 2003. House of Jealous Lovers, Olio, Sister SaviourThe Rapture restera à jamais associé à cette époque bénie où LCD Soundsytem, !!!, Tiga et  Soulwax allaient transformer le monde en une gigantesque boule à facettes qui tournerait comme un démon autour d’un axe reliant Public Image Ltd à Gang of Four. LCD à la retraite, Hot Chip héros des fluokids binoclards, reste plus aujourd’hui à The Rapture qu’à reprendre sa croisade pour imposer son electro punk monochrome qui marie saxophone et stroboscope, dark wave et MDMA.

Pour leur troisième album, les gravures de mode sont de retour sur le label DFA (LCD Soundsystem, The Juan McLean, Yacht, Shitrobot…) qui les a vu naître, et ont fait appel à notre Philippe Zdar national pour bichonner la production d’un disque attendu depuis 2006 et le pas si mauvais Pieces Of The People We Love. Entre songwriting élégant et livraisons en béton armé pour répondre à la commande du dancefloor, Luke Jenner et ses potes ont réussi avec  In The Grace Of Your Love un bel album estival de rentrée qui se chargera de rendre septembre un peu moins tristoune. A l’image de leur vidéo maison qui offre une écoute en avant-première de How Deep Is Your Love?, question à laquelle on offre une réponse simple. Oui, on a souvent essayé de tromper le groupe durant ses trop longues absences. Mais désolé, ça ne se reproduira plus.


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