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BLOUSE, fragile mais émouvante formation américaine de pop synthétique neurasthénique signée sur Subpop. De la Surpop en réalité.

Le week-end dernier, mission accomplie sur l’édition 2012 de la Route du Rock Hiver à Saint Malo avec les amis d’Arte Live Web pour raconter sur leur super site mon journal du festival :

JOUR 1 (VENDREDI 17 FEVRIER)

JOUR 2 (SAMEDI 18 FEVRIER)

Vu que Cannes remet ses Palmes, je me suis dit qu’il fallait que je décerne des Tubas à Saint Malo, juste par un palmarès qui clôture ici tout ce qui a déjà été montré et raconté sur le site tout en son et lumière de la chaîne franco-allemande.

Tuba d’or : Baxter Dury

Tuba du short en jean : Blouse

Tuba du béton armé : The Men

Tuba d’honneur « j’aurais moi aussi pu sortir avec Gwyneth mais j’ai des chansons à écrire » : Caveman

Tuba claudiquant sur le dancefloor : Get A Room!

Tuba spécial à ceux qu’on a pas vus mais qu’on a vus au Pulp, au Rex, et ailleurs plus que tous les autres artistes réunis : Scratch Massive.

Honneur au Tuba d’or avec son concert en intégralité sur  Arte Live Web :

http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&eventId=3251&mode=prod&priority=one&embed=true

Ami jeune, la pop actuelle t’ennuie et tu as bien raison. Attends, je ne parle même pas de Lady Gaga. Non, juste des énièmes resucées réactionnaires et sans âme des Beach Boys, de Macca ou des Kinks que les Anglo-Saxons nous font subir depuis une vingtaine d’années et qui ont fini par se répandre un peu partout dans nos contrées civilisées. Je pourrais dresser une liste assez exhaustive de ce voyage au bout de l’ennui mais mieux vaut se focaliser ici sur l’essentiel, sur le positif. Sur ceux qui, sans prétendre la révolutionner (n’oublions pas le sort qu’on réserve aux révolutionnaires) prennent la pop pour ce qu’elle est – une musique à priori destinée au plus grand nombre – mais n’oublient pas de la plonger dans leur époque pour y puiser une force mélodique salvatrice. D’où Diagrams.  Diagrams, ce n’est pas de pénibles étudiants en math-rock option géométrie mais le groupe de Sam Genders, ex-chanteur compositeur des merveilleux Anglais folktronica de Tunng. Mais si, de Tunng tu connais forcément ça.

Ce projet solo offre bien entendu des similitudes avec son précédent groupe du fait de sa voix aussi immédiatement reconnaissable qu’attachante. Surtout, Diagrams lui ouvre des perspectives acquises à la force de l’electro lo-fi pas du tout incompatible avec ses ambitions, et d’un nouvel éveil au monde, comme si Broadcast, Gruff Rhys, James Blake et Sufjan Stevens ne faisaient plus qu’un. Après un unique EP l’an dernier, le premier album nommé Black Light voit Sam Genders baigner dans une source de jouvence en s’offrant des divagations vers le krautrock ou le jazz sans jamais oublier l’objectif premier de sa pop pour les masses. Ce n’est pas la révolution, juste le genre d’album qui émerveille à chaque découverte que cache un de ses virages. Et c’est déjà énorme. Bonne année au fait.

 

 

 

Rien n’oblige à faire des bilans de l’année, on n’est pas là pour parler contrôle technique. Mais rien n’interdit de se retourner une dernière fois sur les douze derniers mois afin de mieux se consacrer à la nouvelle année qui se présente. Voici dans un beau désordre alphabétique les 10 albums qui m’auront marqué et qui ont marqué cette année par leur audace, leurs recherches et souvent, leur simplicité. Je dis bien désordre car un classement n’aurait franchement pas grand sens. Ici c’est plutôt l’école des fans de Jacques Martin : tous premiers. Puis une liste illimitée même si non exhaustive de tous ceux qui ont fait l’objet d’écoutes incessantes et d’amours non imaginaires. Pas tous des chefs d’oeuvre, mais tous avec leur petit lot de morceaux remarquables. Les albums dont il a été ici question après la naissance du blog ont même droit à leur petit nom en gras avec le lien vers l’article. Un vrai bilan plein de stock options, de dividendes, d’actionnaires aux anges et de triple A qui ont tous contribué à se sentir better. A l’année prochaine.

Balam Acab – Wander / Wonder

James Blake – James Blake

John Maus – We Must Become the Pitiless Censors of Ourselves

Metronomy – The English Riviera

Mohini Geisweiller – Milk Teeth

Nicolas Jaar – Space Is Only Noise

Other Lives – Tamer Animals

SBTRKT – SBTRKT

The Weeknd – House of Balloons

 

Water Borders – Harboured Mantras

Tous les albums qui suivent méritent une citation tant ils ont tourné et tourné toute l’année. Là encore pas question de les classer ni même de les compter, mais ils ont compté et pas pour du beurre. Pas question donc de les passer sous silence ni de les faire taire. D’ailleurs, leurs auteurs sont priés de bosser gentiment à leur suite.

2562 – Fever Addendum

A$AP Rocky – LIVELOVEA$AP

About Group – Start & Complete

Active Child – You Are All I See

Africa Hi-Tech – 93 Millions Miles

 Agoria – Impermanence

Alias – Fever Dream

Alister – Double Détente

Amen Dunes – Through Donkey Jaw

Andrew Sinclair – Evil Summer

Andy Stott – We Stay Together / Passed Me By

Apparat – The Devil’s Walk

Araabmusik – Electronic Dream

Austra – Feel It Break

Battant – As I Ride With No Horse

Baxter Dury – Happy Soup

Black Lips – Arabia Mountain

Blood Orange – Coastal Grooves

Blouse – Blouse

BNJMN – Black Square

Bodies of Water – Twist Again

Burial – Street Halo EP

Cat’s Eyes – Cat’s Eyes

 Cheveu – 1000

Clams Casino – Insrumentals

Class Actress – Rapprocher

Colin Stetson – New History Warfare Vol. 2: Judges

Cults – Cults

Daft Punk – Tron Legacy

Das Racist – Relax

 Demdike Stare – Elemental Partis 1 & 2

Dirty Beaches – Badlands

Discodeine – Discodeine

Drake – Take Care

DyE – Taki 183

Etienne Jaumet – Night Music

fLako – The Mesesktet

Ford & Lopatin – Channel Pressure

Four Tet – Fabriclive 59

Future Islands – On The Water

 Gang Gang Dance – Eye Contact

Girls – Father, Son , Holy Ghost

Grimes – Geidi Primes

Gruff Rhys – Hotel Shampoo

Gui Boratto – III

Gus Gus – Arabian Horse

 Hercules & Love Affair  – Blue Songs

Herman Düne – Strange Moosic

James Ferraro – Far Side Virtual

James Pants – Love Crafts

James Teej – Evening Harvest

Jamie Woon – Mirrorwriting

Jay Z & Kanye West – Watch The Throne

JJ – Kills

Joakim – Nothing Gold

John Praw – John Praw

Justice – Audio, video, disco

Kate Bush – 50 Words for Snow

Kate Wax – Dust Collision

Katy B  On A Mission

King Midas Sound – Without You

Knxwledge  Old Klouds 

Korallreven – An Album By Korallreven

Lights – Siberia

Lil B – The Silent President

Low – C’mon

Lumerians – Transmalinnia

M83 – Hurry Up, We’re Dreaming

Magazine – No Thyself

Martyn – Ghost People

Mayer Hawhtorne – How Do You Do

Mint Julep – Save Your Season

Modeselektor – Monkeytown

Mr.Oizo – Stade 2

Mustang –  Tabou

Neon Indian – Era Extraña

Nguzunguzu & Total Freedom & Kingdom – The Claw

Nicola Roberts – Cinderella’s Eyes

Omar S – It Can Be Done But Only I Can Do It

 Orval Carlos Sibelius – Recovery Tapes

Pallers – The Sea of Memories

Panda Bear – Tomboy

Para One & San Serac – Slice & Soda

Pinch & Shackleton – Pinch & Shackleton

Rainbow Arabia – Boys And Diamonds

Rebolledo – Super Vato

Rihanna – Talk That Talk

Robot Koch – The Other Side

Roly Porter – Aftertime

 Ruede Hagelstein – Soft Pack

Rustie – Glass Swords

Salem – King Night

 Sandwell District – Feed Forward

Scratch Massive – Nuit de rêve

Sepalcure – Sepalcure

Shabazz Palaces – Black Up

Shimmering Stars – Violent Hearts

Shlohmo – Bad Vibes

Sleep ∞ Over  – Forever

Slove – Le Danse

St Vincent – Strange Mercy

Stimming – Liquorice

Sun Araw – Ancient Romans

Sun Glitters – Everything Could Be Fine

Tamaryn – The Wave

The Antlers – Burst Apart

The Black Lips – El Camino

The Fall – Ersatz G.B.

The Feelies – Here Before

The Field – Looping State of Mind

The Juan McMean – Everybody Get Close

The Rapture – In The Grace Of Your Love

The Soft Moon – The Soft Moon

The Weeknd – Thursday

Thee Oh Sees – Carrion Crawler / The Dream

Timber Timbre – Creep On Creepin’ On

Toro Y Moi – Underneath The Pine

Tropic of Cancer – The End of All Things

Troy Pierce – Voodoovoodoo

Twin Sister – In Heaven

Tycho – Dive

U.S Girls – U.S Girls on Kraak

Unknown Mortal Orchestra – Unknown Mortal Orchestra

Vinyl Williams – Unrereleased

Walls – Coracle

Warm Ghost – Narrows

Zomby – Dedication

ZZT – Partys Over Earth

Il va falloir s’y habituer. De temps à autres surgit sans prévenir un disque qui n’a pas forcément à voir avec la choucroute, et je ne parle pas seulement de techno d’outre-Rhin. Et puis certains ont tendance à l’oublier mais ce blog emprunte son nom à un titre des Byrds.

Le genre de disque qui hante la cervelle dès la première écoute, et surtout, qui ne lâche pas l’affaire quand il a fini ses rotations. Un disque presque parfait, car la perfection finit toujours par provoquer l’ennui. Tamer Animals appartient à cette catégorie. Un premier morceau presque anecdotique et ensuite, le deuxième album d’Other Lives dévoile des richesses aussi imposantes que Monument Valley, qui parleront aux oreilles sensibles aux Américaneries folk mélodiques situées au middle of the roads tracées par Midlake et Fleet Foxes.

En apéro, trois morceaux de Tamer Animals enregistrés pour la radio de Seattle KEXP.

Other Lives est un quintet de barbus chevelus originaire de Stillwater (l’eau calme…), bourgade de 45.688 perdue au fond de l’Oklahoma. Sur ces 45.688 âmes, ces cinq-là démontrent une profondeur juste poignante à en croire la beauté qui dégouline de leur disque. Peu importe que le suivant soit une calamiteuse bande-son pour une pub de 4×4. Peu importe que la vie nous sépare dans quelques semaines. Piano, mélodies brumeuses et mélancoliques, lyrisme même pas forcé  comme chez certains insupportables dont on taira le nom… Other Lives vient juste de livrer les chansons les plus bouleversantes du moment. Une musique terrienne encore plus grandiose que les paysages qu’elle fait traverser. Un arbre de vie.

Les deux meilleurs titres haut la main de Tamer Animals dont le Old Statues aux jolis accents Calexico, donc Morricone.

Tiens, ils ont même un site européen : Tamer Animals

Other Lives est à voir sur scène à Paris le 1er septembre à la Flèche d’Or.

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