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Archives Mensuelles: juin 2012

Hier soir jeudi, c’est après un concert un tantinet décevant de Totally Enormous Extinct Dinosaurs dont j’ai défendu le formidable premier album dans le numéro de juin des amis de Tsugi qu’il a fallu se rendre à l’évidence : la nuit ne pouvait s’arrêter là. Direction donc le festival ME.006 RENDEZ-VOUS qui se tient au Cabaret Sauvage jusqu’à dimanche 1er juillet. A l’affiche hier : Kate Wax, Fairmont, Nathan Fake et James Holden. L’énorme set de ce dernier, à la fois prenant, surprenant, et loin des clichés véhiculé par cette école electro anglaise dite progressive,  m’a rappelé à quel point j’aimais toujours son label, Border Community. Et qu’à cette soirée en manquait un représentant majeur : Luke Abbott.

Oui mais voilà, si le producteur du Norfolk sort ces jours-ci un nouveau EP 5 titres, c’est chez Notown, label de Gold Panda. Pourtant, ce Modern Driveway se serait tout autant accommodé d’une sortie chez ses amis tant son electro dansante reste fidèle à ses productions et dans la lignée de ses excellents maxis de 2011, Brazil et Trans Forest Alignment. Pas de révolution donc, juste une electro rêveuse et fantasque qui aurait pu nous emmener jusqu’au bout de la nuit. A part qu’au bout de cette nuit, nous y sommes de toute façon allés, et sans lui.

 

 

 

Alors oui il ne s’est pas passé grand chose sur ce blog depuis presque un mois. La faute à des occupations prenantes (des festivals, le contrôle technique de la Fuego, le foot, tout ça quoi) mais aussi à une actualité musicale moins excitante que durant les mois précédents. Face à la demande générale, il fallait donc revenir, d’autant que personne n’a aussi brillamment occupé le terrain. Et qu’un de mes groupes préférés a ressurgi sans crier gare. Groupe de l’ombre, ce groupe est un groupe d’ombres : Tropic of Cancer.

Avec son nouveau EP trois titres, Permissions of Love, le duo de Los Angeles poursuit dans la veine froide, industrielle et répétitive qu’il suit depuis 2009 et son premier single, The Dull Age / Victims qu’on retrouve sur leur album compilation The End of All Things. Tropic of Cancer, c’est avant tout l’artiste Camelia Lobo aidée du musicien Juan Mendez, connu comme producteur sous le nom de Silent Servant et au sein du collectif techno Sandwell District. Mais avec Tropic of Cancer, pas question de danser, ou alors avec les zombies de The Walking Dead. Pochettes sinistres comme aux premiers jours de Factory Records ou 4AD, boites à rythmes désespérantes, basses répétitives comme pendues au bord d’un canal : on croirait un Suicide sous Valium ou un Sunn 0))) enfin dans la parité homme / femme.

Be Brave demeure l’un des singles marquants de 2011 et certainement la meilleure porte d’entrée à l’univers sombre de Tropic of Cancer, avec aussi Temporal Vessels, titre extrait de leur EP The Sorrow of Two Blooms.

Puisqu’on parle nouveautés, voici deux extraits du nouveau EP Permissions of Love. Tous les nostalgiques de la vague cold industrielle des années 80, du All Cats Are Grey de The Cure et en même temps, allergiques aux sorcières à la Zola Jesus devraient y trouver leur bonheur. C’est post-punk, c’est sombre, c’est revival tout ce que tu veux, mais leurs chansons sont dans le genre ce qui s’est fait de plus fascinant depuis le nouveau siècle.

En prime un mix de plus d’une heure realisé par Tropic of Cancer où se croisent Oneohtrix Point Never, Julee Cruise et The Cure. Plus cold t’es un esquimau. En même temps avec eux, faut pas plaisanter avec ça.

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