Addison Groove, le dubstep version ghetto

Qui a dit que le dubstep était un genre britanno-britannique ? L’Anglais Antony Williams alias Addison Groove (qui prend parfois aussi le surnom de Headhunter) prouve brillamment le contraire, avec son album Transistor Rhythm qui parait sur le label des Allemands de Modeselektor, 50 Weapons. Aphex Twin, Villalobos ou Mr Scruff en sont déjà fans. Au-delà de ces noms, c’est aussi la marque d’un grand éclectisme et d’une capacité de rassemblement des fans de tous bords dont Antony Williams fait preuve.

En 2010, c’est le hit Footcrab qui le fait connaitre, single entêtant qui invite à danser en club comme un crabe.

A travers son processus de mondialisation du dubstep, son premier album semble croiser les racines du genre avec d’autres forces electro en présence sur le continent américain : hip-hop pur et dur, techno crado et ghetto house propulsée par des polyrythmies afro. Pour botter les fesses et les remuer, rien de tel qu’une apparition des vicelards du groupe Spank Rock sur deux titres qui hésitent entre fusion et fission, Bad Things et Beeps.

Sur d’autres morceaux, il tourne le dos à cette délicieuse vulgarité pour une électronique qui part tous azimuts. Vos enfants ne vous croiront pas quand vous leur raconterez qu’en 2012, vous avez vécu ça. Et même que c’était sale mais que c’était bien bon.


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