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Archives Mensuelles: octobre 2011

Martyn serait en train de refaire l’histoire à l’envers que ça ne m’étonnerait pas. Meilleur élève du dubstep continental avec son premier album (l’inépuisable Great Lengths de 2009), le producteur néerlandais lui donne une suite tout aussi impressionnante qui s’écarte des codes du genre pour mieux chatouiller ses racines. Des racines qui envahissent les quatre coins de l’électronique britannique et mondialisante, de l’electronica à la drum’n’bass en passant par la house et la techno, pour donner naissance à ce Ghost People aussi charnel que passionnant.



 

Originaire d’Eindhoven, Martijn Deykers alias Martyn s’est installé à Rotterdam dont il a utilisé le code postal pour le nom de son label : 3024. Pour son deuxième album, il a préféré s’adosser au label Brainfeeder monté par le fantasque Américain Flying Lotus (lui-même signé sur Warp Records) dont l’échoppe commence à amasser de jolis bijoux de famille : The Gaslamp Killer, Thundercat, Samiyam, Lorn, Matthewdavid etc. Entre temps, Martyn a gratifié nos jours et nos nuits d’un beau mix, numéroté 50 dans la série du club Fabric, qui confirmait que l’Europe (en tout cas des musiques actuelles) n’était pas un vain mot.

 Il y a deux ans, sur Great Lengths, Martyn avait même traversé l’Atlantique pour nous lâcher dans un Vancouver majestueux.


 

… et mettait sur écoute de charmantes inconnues


 

Deux ans plus tard, sa musique sort des sentiers même pas encore trop battus du dubstep pour esquisser une ébauche du funk d’après-demain. Le single Masks se balade entre tech house et electro dub speedé tandis que Popgun s’enfonce dans les riddims d’un dancehall de zone industrielle hollandaise.

 

 

 

 

 

Dans un genre que les eurosceptiques prédisaient éphémère même si, avouons-le, clairement porté sur le format single, Martyn parvient à imposer une profondeur de champ qui lui permet de nuancer les points de vue et les teintes sur la longueur non plus d’un, mais de deux albums, exploit que peu de Britanniques sont parvenus à accomplir. Partout, ses basses sont dark, humides comme un orage en mer du Nord, joyeuses comme un cargo abandonné par son équipage en pleine tempête. Mais on l’aime comme ça. Martyn a gagné ses primaires à lui. Mais pas question pour l’instant d’emmener Martyn à la plage.


En prime, un mix enregistré pour le magazine XLR8 : Mix XLR8


Prenez deux brutes de la techno minimale allemande, enfermez-les dans une même pièce, secouez, et vous aurez un résultat forcément explosif. D’un côté, Mladen Solomun alias Solomun, DJ et producteur originaire de Bosnie (plein de maxis et l’album Dance Baby à son actif), de l’autre Martin Stimming alias Stimming tout court, auteur d’une flopée de maxis et de deux albums magnifiques : Reflections et Liquorice.

Tous les deux sont les fers de lance du label de Hambourg Diynamic, qui nous a aussi révélé les doux rêveurs tristes de Kollektiv Turmstrasse. Mon ami Wikipedia nous apprend que le mot stimming désigne un mouvement répétitif du corps censé stimuler un ou plusieurs de nos sens. Bingo car chaque fois que le Stimming en question produit une galette, j’ai envie de la manger, de la toucher, de l’enregistrer sur mon disque dur cérébral, bref, de bouger. Alors quand les deux font leur réunion Tupperware comme sur le morceau Ghostdog ou le maxi Feuer & Eis, on comprend pourquoi la planète doit faire face à une fonte des glaciers. Le feu et la glace, on n’a pas trouvé mieux qu’eux pour décrire leur terrible association.

 

 

Bonne nouvelle donc en cet automne 2011 avec la réactivation de leur collaboration qui se révèle être le top de ce qu’ils ont produit ensemble. Ce Challenge Everyday EP consiste tout bêtement en deux morceaux See You Everyday Alone pour Solomun et Challenge The Air pour Stimming, que les deux livrent dans une seconde version dite dub. Impossible de donner une préférence à l’un ou à l’autre des producteurs tant leurs univers et leur approche se marient à la perfection. C’est de la techno minimale à la générosité folle, teintée de house et hantée par des voix claires et lumineuses. Profondes comme deep, deep comme deep house, dont les deux retrouvent ici l’essence. Avant de lui foutre le feu.

 

 

 

Là je me réveille un peu tard mais à la fois, c’est un premier très joli clip qui vient d’être achevé et qui déclenche cette séance de rattrapage loin d’être inutile. Tous ceux qui vont aller perdre leur temps pour le retour des morts vivants New Order sur scène feraient mieux de s’intéresser à l’un de leurs nombreux descendants, un Parisien qui préfère penser à après-demain plutôt que de se pencher éternellement sur un passé révolu.

Loin de la techno fluo à casquette qui tabasse, ce producteur fait preuve d’une indéniable science en matière de pop synthétique et de néo-new-wave. DyE, de son vrai nom Juan de Guillebon, est bassiste et on l’a en particulier croisé sur scène aux côtés de Joakim et de Bot’Ox. Avec eux, il partage une attirance pour les synthés rétro-futuristes et les basses sorties des égoûts, ce qui en fait un copilote du vaisseau spatial electro-kraut dirigé par Andrew Weatherall, Trevor Jackson, James Murphy et autres Emperor Machine.

Paru juste avant l’été sur Tigersushi, le label indé parisien de son ami Joakim, son premier album Taki 183 est une vraie merveille qui dose savamment les tempos et se pare de couleurs dès que le monochrome se fait dangereusement trop monotone. Entre trip acide et disco expérimentale, DyE fait preuve d’une originalité et d’un courage qui n’a d’égal que l’identité volontairement brouillée qu’il cultive. Mais c’est aussi un gentil garçon qui rend hommage sur son album au duo Mattias & Charlotte qui mène la barque Tigersushi dans la tempête en leur offrant un morceau. Voilà déjà en apéro un extrait live suivi de deux morceaux de l’album.

Tout ça pour venir à l’actu du jour, le clip du nouveau single de DyE, Fantasy. Il est l’ œuvre du petit génie français de l’animation Jérémie Périn qui invente un groupe d’ados qui s’offre une séance nocturne à la piscine. On se régale, c’est beau, c’est magique, c’est du pur Tigersushi. Quand on plus on se dit que c’est le meilleur morceau de Taki 183, on n’a plus qu’à se laisser apprivoiser et mener à la baguette par ces malins de Tigersushi.



Tu aimes les temps gris et brumeux ? La musique hypnotique de l’Anglais Andy Stott ne va pas te remonter le moral mais fera une belle BO pour tes balades sous la neige. We Stay Together, nouveau 6 titres majestueux d’un producteur que ton blog préféré avait  présenté ICI, est le compagnon idéal de Passed Me By, son précédent disque. Nouvelle pièce d’une œuvre plombée par les rythmes industriels et la répétitivité des tâches, on a hâte de la voir en chair et en os montée sur les chaines de fabrication par notre meilleur ouvrier du moment. Allez Andy, dis nous oui. On accepte même les Mac et les bouteilles de Cristalline.

 

Réconcilier le dark folk expérimental de Coil, la dance urbaine british des années 2020, la witch house des suburbs américaines et les musiques ethniques n’était à priori pas prévu au programme de cette rentrée scolaire. Water Borders, l’a pourtant fait. Leur truc, c’est le foutoir incommensurable d’un gardien du musée de la musique qui aurait tout laissé partir en sucette. On y croise les genres et les époques dérangés en dépit du bon sens pour un résultat ahurissant.

A l’écoute de leur premier album, Harbored Mantras, on ne sait toujours pas s’il faut se lever pour danser ou s’agenouiller pour se recueillir devant tant de grâce. Mieux vaut donc faire les deux. Amitai Heller et Loric Sih s’étaient fait connaitre avec deux maxis dont sont extraits ces titres, Akko et Rome, une collaboration avec la chanteuse Glasser.

C’est le label indépendant new-yorkais Tri Angle, auteur d’un véritable sans-faute ces deux dernières années (oOoOO, Balam Acab, How To Dress Well, Clams Casino…), qui a finalement signé ce duo prometteur et publie leur album aux neuf morceaux moins dansants, toujours plus introspectifs. Son écoute s’apparente à une initiation à des rites occultes, on a l’impression de croiser les Virgin Prunes prenant du MDMA avec Goldie pendant une rave organisée par Throbbing Gristle. Des sirènes viennent vous envoûter pour vous retenir prisonnier dans une chambre d’échos, des basses se déploient comme les ailes d’un A380.

C’est beau, magique, surprenant, parfois déroutant. Pour mieux comprendre ce qui grouille dans leurs cerveaux agités, rien de tel qu’un mix où l’on peut mesurer l’étendue des dégâts, l’étendue des deux gars :  la library music de Demdike Stare y côtoie la disco primitive de Patrick Cowley, l’intimité de James Blake se prend les années 80 du trop méconnu Cindytalk dans la face avec comme témoins les copines Glasser et Zola Jesus. Leur bio cite même en vrac le gamelan, la proto techno, Scott Walker, les tambours africains, le dub et Popul Vuh. Un univers est né et sa musique pourrait s’apparenter à tout mais finit par ressembler à rien. C’est pas cette année que Amitai Heller et Loric Sih copieront sur l’épaule de leurs voisins. C’est pas non plus cette année que d’autres parviendront à une recette aussi géniale en voulant cuisiner avec autant de saveurs lointaines.

Love is a Hate Crime Mix

Patrick Cowley & Jorge Socarras – Robot Children
Demdike Stare – Haxan Dub
Blessure Grave – City Lights
DJ Elmoe – Whea Yo Ghost At
Glasser – Apply
Threshold House Boys Choir – Be Happy
Cindytalk – It’s Luxury
James Blake – The Bells Sketch
Balam Acab – See Birds
Doc Daneeka – Drums in the Deep
Basic Soul Unit – Jak’d Freq (A Made Up Sound Puur Natuur Mix)
Water Borders – Akko (Petals Remix)
Bookworms – African Rhythms
Jack Sparrow – Terminal
Zola Jesus – Stridulum
Water Borders – First Time Ever Refix

Love is a Hate Crime Mix : téléchargement gratuit

Qu’on s’entende bien : Lionel Williams n’est encore qu’un enfant. Né le 4 mars 1990 à Hollywood, il vit en Californie où sa bouille trahit de toute façon son statut actuel : étudiant, au California Institute of the Arts. Il a beau s’affubler du prénom Vinyl quand il empoigne sa guitare et fout des coups de latte à ses pédales d’effets, sa musique vit bien à l’ère du numérique et de l’ordinateur. Pourtant, dès l’âge de six ans, ce sont les pastels et l’acrylique qui n’ont plus de secrets pour lui et il commence à peindre ses premières œuvres. A huit ans il vend son premier tableau. A dix, il arrête pour se consacrer à la musique.

A quinze ans, il reprend ses affaires artistiques en main et se lance dans les collages qu’il va produire (à voir sur son Tumblr) en parallèle d’une carrière musicale toute aussi précoce et prolifique. Pour faire connaissance avec le gamin, Gold, long morceau hypnotique de 2010.

Sa courte carrière a été tellement riche qu’il m’a été impossible de donner un numéro à l’album que Vinyl Williams a sorti au mois d’août, l’ahurissant Lemniscate, énième étape d’une longue série bavarde et passionnante. Ce disque est lui-même un subtil empilement de strates expérimentales influencé par le psychédélisme, le krautrock, le shoegazing et la dream pop en même temps.

Expérimental mais accessible, Lemniscate fascine par sa voix légère et aérienne qui rappelle étonnament les grandes heures de la pop new-wave des années 80 à la Billy McKenzie (Associates), Blue Nile et autres Talk Talk, qui ont contribué à aider la musique de passer de l’avion cargo au planeur. Là où le genre est souvent plombé par les ambiances gothiques ou claustrophobes, Williams préfère l’ouverture et les voyages comme l’indiquent certains titres : Tokyo>Sumatra, Higher Worlds, Stellarscope, Inner Scape… Pour couronner le tout, le jeune Willlams vend son Lemniscate pour une poignée de dollars sur sa page Bandcamp… où il le propose aussi en version 9 titres en téléchargement gratuit. Trop sympas les jeunes d’aujourd’hui.

S’il ne s’est rien passé sur ce blog depuis déjà plus d’une semaine, ce n’est pas par fainéantise (pas du tout) mais par manque de temps (un peu) et d’envie musicale (surtout). J’ai même écrit sur un groupe australien que j’adorais mais dont le nouvel album s’est finalement révélé après réécoute pas du tout à la hauteur de l’attente. Du coup, auto-censure et article bloqué. Rien ne sert de s’obliger à publier si on n’est pas content de faire partager un truc qu’on aime vraiment, ici, on n’est pas dans la presse : zéro contrainte.  Du coup, rien de neuf ces temps-ci du fait d’une actu molle du bulbe, coincée du slip. A part qu’aujourd’hui, une nouvelle que j’attends depuis des mois. Retour vers le passé de demain, retour du blog, et retour d’une légende que je n’ai jamais cessé d’aimer : Magazine.

 

 

Groupe post-punk né d’un coup de folie de Howard Devoto après son départ des Buzzcocks, un autre groupe majeur que j’ai beaucoup (vraiment beaucoup) écouté par le passé mais qui n’ pas passé le nouveau siècle avec mes oreilles, la faute à un moteur à propulsion nourrie d’une sève adolescente désormais obsolète. A l’inverse de Magazine qui a d’emblée démarré avec un propos adulte, des contortions d’un Howard Devoto fantasque et arty à cette urgence froide qui a rapidement laissé la place à une mélancolie inconsolable. Le tout sans jamais tomber dans les clichés des cinq années de sa courte existence : 1977-1981. Magazine, un groupe à part et rare qui a eu le bon goût de la fermer quand il n’avait plus rien à dire.

 

 

Magazine ou une sorte de Roxy Music avec au chant un punk qui n’avait même pas besoin de s’enlaidir, un rock redevenu progressif (comme celui qu’ils étaient censés balayer) après le cul de sac musical du Do It Yourself, un groupe imprévisible dont j’aime même les albums décriés par la critique de l’époque comme Secondhand Daylight et Magic, Murder & the Weather. C’est d’ailleurs  de cet ultime disque de 1981 (putain 30 ans…) dont No Thyself, ce petit nouveau, se rapproche le plus. Normal, le clavier Dave Formula occupe le devant de la composition et inflige ses incroyables nappes flottantes en vitrine depuis la réouverture en 2009. Un nouvel album était en préparation, les premiers live rassuraient.

 

 

2011 : No Thyself sort le 24 octobre sur le propre label du groupe, Wire-Sound sur lequel il est possible de le commander. Magazine a quasiment retrouvé son line-up avec le défunt guitariste John McGeoch remplacé par Norman Fisher-Jones, artilleur de luxe chez Cure, Adam & the Ants et toute une tripotée de groupes new-wave de seconde zone, mais surtout, comparse de Devoto au sein du mésestimé duo electo-pop Luxuria (à découvrir The Beast Box is Dreaming). Si Dave Formula retrouvait ses claviers, la basse allait à Jon « Stan » White qui palliait ainsi le départ de Barry Adamson, une nouvelle fois happé par des projets solo juste après les retrouvailles de 2009.

 

Alors j’aimerais bien vous faire partager No Thyself mais rien n’a encore été posté par le groupe ou les fans sur les sites de vidéos. Du coup, je vais être obligé de vous raconter. « Oh non… ». Mais si. Il faut savoir que le début du disque ne le sert que très peu. Le Do The Meaning d’ouverture doit sûrement sa place à cette guitare jouée avec des moufles comme s’il faisait froid au pays du grunge. Peu importe car dès Other Thematic Material, la magie Magazine opère de nouveau avec ces giclées de synthés qui font franchir l’espace-temps. Magie et temps, pas besoin de meurtre. Il arriverait presque pourtant avec les synthés de The Worst of Progress qui dévalent les sommets de Shot By Both Sides en marche arrière. (Hello Mister Curtis) With Apologies ralentit la lecture du Magazine avec une guitare chaloupée qui entraîne dans un reggae aussi irradié qu’une baraque à frites de Fukushima. Le voici dans une version live enregistrée en juin 2011.


A la suite, Physics est une tentative réussie de Devoto de se transformer en crooner du troisième type. Fantomas avait des fans, pourquoi pas lui ?


Happening in English entame la face B (on reprend les choses en 1982, n’oublions pas) en remettant du charbon dans la chaudière, ce qui plait au guitariste qui se rapproche enfin de l’imitation idéale de McGeoch circa 79. En revanche, sur Holy Dotage, il prend une assurance inutile et on voit ainsi Magazine flirter avec un heavy rock qui ne lui sied guère, sauf quand Devoto parvient à ouvrir une soupape de sécurité inattendue en plein refrain. Et là, on arrive au clou du disque, ce Of Course Howard (1978) en forme de ballade aussi elliptique que son titre. C’est beau, majestueux, secret. Devoto semble livrer les clefs de son coffre fort si ce n’est que la lumière est éteinte et qu’on n’en saura jamais plus sur le contenu. Bien joué. La guitare s’offre un solo osé qui lui aurait valu l’échafaud en 1978. A la suite Final Analysis Waltz demeure aussi ambigüe que son titre : pas vraiment une valse, pas vraiment la fin, pas non plus d’analyse très probante si ce n’est que Devoto presque en larmes n’a toujours pas fini la sienne, d’analyse. L’album se clôt sur The Burden of a Song, belle chevauchée fantastique où un piano se tire la bourre avec des synthés sans que Devoto ne fasse un choix dans ces primaires. C’est classe. C’est Magazine. On ne passera même pas sur le morceau bonus qui contrairement à tous les morceaux bonus vaut quand même l’écoute, ne serait-ce que pour le refrain où Devoto se retourne sur son passé, « When I was searching for myself« . Laisse tout tomber coco, tu t’es trouvé.



Bilan de No Thyself : sûrement pas le meilleur album de Magazine et bien évidemment son pire, mais on s’en doutait du fait de la brillance et de la fulgurance d’une discographie juste parfaite.Il se place néanmoins au-dessus de la mêlée actuelle tant son fourmillement d’idées lui donne des longueurs d’avance sur pas mal de gens de notre époque. De toutes les reformations dont on n’a jamais attendu grand chose (Gang Of Four, Pixies, etc la liste est aussi longue que celle des musiciens devant payer les traites de ravalement du chateau et des pensions alimentaires), ils sont ceux qui s’en tirent le mieux. Normal, ils sont partis trop tôt et ont laissé un héritage monumental que personne n’a osé toucher, même avec des pincettes.

En vidéo pour tous ceux qui ont été suffisamment patients pour tenir jusqu’ici, un medley tout vilain annonçant la sortie de No Thyself avec quelques bribes de ce nouveau disque. Si j’évoquais des Songs From Under the Floorboards en imaginant les chansons qui allaient faire vivre ce blog, c’est pas pour des prunes. Magazine y aura toujours sa place.



NO THYSELF 

1. Do the Meaning

2. Other Thematic Material

3. The Worst of Progress…

4. Hello Mister Curtis (With Apologies)

5. Physics

6. Happening in English

7. Holy Dotage

8. Of Course Howard (1979)

9. Final Analysis Waltz

10. The Burden of a Song

11. Blisterpack Blues

 


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