Tunnels, la bonne vague de froid 80’s

Souvent je m’écharpe avec mon ami marseillais Bobby Hardcore de Spirit of Eden. Et je ne parle même pas de nos discussions stériles sur le foot. Non, je parle de tenter de définir cette notion de bonne musique. Personne ne peut être d’accord avec personne sur le sujet, bien évidemment. Vu que Bobby est assez porté sur un éternel âge d’or du post-punk et de la new-wave que les moins de vingt ans n’ont pas connu, ses brillantes découvertes me laissent parfois perplexes, au moins à la première écoute, la faute à de bonnes chansons malheureusement souvent masquées par des écrans de fumée trop datés, trop de tics et de toc qui paraissaient déjà éculés à l’époque. Nos jeunes artistes y ressemblent à des Hibernatus qui n’auraient pas vu la lumière depuis les années 80. Exemple avec cette chanson des Mancuniens d’O.Children que je n’ai vraiment aimée qu’en découvrant sa version acoustique…

 

 

… qui m’a enfin permis de fondre d’amour à posteriori pour l’original.

 

 

Mais je m’égare. L’inconnu qui nous intéresse aujourd’hui s’appelle Tunnels, est américain, et semble avoir passé sa vie dans les catacombes. Ca, c’est pour la première écoute. En se replongeant dans les entrailles du monstre, les chansons se dessinent et apparaissent enfin, sans leur inexorable datation au Carbone 14. Basé à Portland, Oregon, Tunnels est le projet solitaire de Nicholas Bindeman, de l’excellent groupe psyché Eternal Tapestry, également guitariste de l’étonnant ovni indie expérimental Jackie-O Motherfucker.

 

 

Comme replié sur lui-même avec son congélateur à idées et son chat noir comme seul copain, Bindeman semble réduire ses velléités de recherches à une exploration en règle de ses obsessions pour les années 80. A la manière de Blank Dogs, son voyage en solitaire est une quête d’un Graal claustrophobe au pays du Cure des débuts, de Ian Curtis et des balbutiements de la cold-wave synthétique.

 

 

Sa biographie cite carrément les pionniers indus Charles de Goal, Crash Course in Science et Throbbing Gristle, que la profession de batteur ne remercie pas depuis cette époque tant ils ont oeuvré pour la promotion de la boite à rythmes. On se permettra d’ajouter Suicide, Crisis, Sisters of Mercy (Red Road, Dead Ringers) voire même le chant convulsif de Theo Hakola (Deux). Alors, des candidats pour un retour vers le futur 80’s, pas trop en Delorean mais plutôt en tenue d’égoutier pour visiter les recoins obscurs de la Batcave ?

 

 

 

 

 

2 commentaires
    • Dizzie Pascal a dit:

      merci Sarah pour la découverte, je reviens à la vie musicale pas plus tard que demain. !!

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