Katy B, la position de la missionnaire

Katy Brien est née à Londres le 8 mai 1989. Peut-être le jour même où j’achetais l’album de Shades of Rhythm, un nouveau Beloved ou un maxi de 808 State. Ou pourquoi pas un Neneh Cherry, voire même une production du label Talkin Loud de Gilles Peterson. Tous ces noms ne diront pas forcément grand chose aux natifs de cette glorieuse année qui avait vu le rock et la dance fusionner en une orgie qui allait bouleverser bon nombre d’existences rongées par l’apathie du rock indépendant et de la pop british de l’époque. Et la mienne en l’occurrence.

Pourtant, ils expliquent chacun à leur façon la descendance de cette gamine anglaise d’à peine 21 ans qui régénère la pop locale en l’encanaillant avec les rythmiques du genre le plus novateur, même si le plus underground de l’Angleterre actuelle : le dubstep. Après une participation réussie au balourd double album de Magnetic Man – les Asia du genre -, la voilà en solo, sur le label Rinse (Skream, Roska…), décomplexée et malicieuse, prête à reprendre un flambeau à des précurseurs dont elle n’a cure. Et c’est peut-être là le secret de sa formule juste miraculeuse, parfait équilibre entre pop  funky et UK bass.

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