I was a teenage werewolf

Je n’ai jamais vu de film avec Ryan Gosling mais je ne suis pas sûr que sa filmographie demeure aussi inoubliable que celle de Joël Séria. Peu importe. Le cinéma en deux dimensions qu’il filme  à travers son projet musical Dead Man’s Bones avec son pote Zach Shields vaut toutes les Palmes d’or, d’encens et de myrrhe jamais distribuées sur la Croisette. Déjà parce qu’il invente un univers furieusement visuel qui convoque tous les clichés des peurs en version cinémascope à  l’américaine : gentils fantômes, troublantes chorales de classes et citrouilles de Halloween.  Mais surtout parce que sa chanson americana  au coin du feu voit un adulte renouer avec l »enfance sans condescendance ni caricature.  La vie et la mort s’y croisent autour d’un étonnant feu de joie à la gloire des sorciers, des zombies et des loups-garous.  Paru en 2009, l’unique album Dead Man’s Bones demeure l’hymne à la vie le plus vibrant entendu ces dernières années. Arbre de vie aurait sans doute rectifié Terrence Mallick.

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